Prenez ces mots |
prenez ces vers dans votre main |
Et réchauffez leur cœur battant |
jusqu’à demain |
académique on t’ a tordu le cou |
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Et te voilà soumise |
au carcan au licou |
Loin des verts paradis au fond d’un gouffre |
amer |
L’ |
Espoir désespérant la mémoire et la mer |
Emporte toujours |
tout au profond de l’oubli |
L’ art qui désespérait de mourir |
dans son lit |
L’ alexandrin crucifié sur la césure |
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Ô ma muse |
amusée amusez-vous sans moi |
Que mon âme enfiévrée dorme |
enfin sans émoi |
D’un sommeil reposé voluptueusement |
lourd |
Chanson |
chantée du haut de la plus haute tour |
Refrain du condamné |
de l’ oisive jeunesse |
Tu me reviens toujours comme un écho |
sans cesse |
Je me rappelle |
encor et encor et encor |
Mais que la nostalgie est triste |
au son du cor |
Poésie |
que de rime on commet en ton nom |
La versification meurt |
là, crénom de nom |
Bien prosaïquement sous un ciel bas et |
noir |
Ode |
anxieuse écriture écrite en cet ouvroir |
L’ étrange loi forte |
en sa potentialité |
Fait jaillir de tes gonds un poème |
agité |
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